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TDF groupe 2 16/03

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TDF groupe 2 16/03

Message par armand83 le Ven 11 Mar - 14:05

J'inverse les semaines afin de recaler la partie du groupe 1 quand Marc n'as pas sa fille ce qui l'arrange.
Désolé du contre ordre

Le Mestre est sauf, son intégrité physique et morale légérement diminuée, mais sauvé d'une mort certainement des plus détestable. La route reprend et le groupe pénètre dans le Nord.
Le Nord, sauvage et rude. Est ce la pluie qui ne cesse de tomber ou sa conscience ou les deux qui entame la bonne humeur habituelle de Méry? Le groupe aprés un passage à Winterfeld et une rapide entrevue avec Ned Stark, continue son chemin vers l'ile aux ours. La foret aux loups , dense et immense s'étend devant les pas fatigués de leurs chevaux. La nuit résonne au loin, mais est ce si loin, les hurlements des loup en maraude.
Motte la foret, le trou du cul du monde diront certains, un village perdu au fin fond de cette foret interminable , ou le groupe peut enfin se reposer , jouir d'un bon feu de cheminée et d'un repas chaud et revigorant. Les regards se tournent vers le Mestre une fois que celui ci à recousu son oreille aux 3/4 tranchée "comment allons nous nous y prendre sur cette ile?" Une discussion s'engage.

Lieu Tourris 19h (fin un peu plus tardive si tout le monde le peut, sinon minuit comme d'hab).

- Sandrine Ok
- Noémie ?
- Jonhatan Ok
- Laurent Ok
- Martial Ok

- Martin Ok


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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par san2373 le Ven 11 Mar - 14:18

Ok pour moi et pour le voyage pareil que d'habitude Wink
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par LeGrandAncien le Ven 11 Mar - 15:25

ok.
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par armand83 le Dim 13 Mar - 15:50

Les 3 autres sont ils dispo?
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par LeGrandAncien le Lun 14 Mar - 20:53

Ils sont tous dispo

Les absents seront fusillés par mes escadrons de la mort :-)
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par Makina le Mar 15 Mar - 10:45

* Se glisse discrètement parmi les présent... Enfin aussi subtilement que l'on peut avec un harnois *
( Ne pas écouter au bureau ou avec les enceintes à fond )
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par Halaster Sombrecape le Mar 15 Mar - 11:28

Je serais là Wink
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par LeGrandAncien le Mar 15 Mar - 12:49

C’est dans un tout autre état d’esprit que d’habitude que je couche ces quelques lignes, que je jetterai ensuite dans l’âtre de l’auberge afin que les flammes les dispersent en Westeros.

Nous nous éloignons un peu plus de Rosemanoir à chaque pas. Je suis en train de perdre Gériane, je le sais, je le sens. Je change, elle aussi, et lorsque nous nous reverrons, elle sera femme, peut-être mariée, voire grosse, et il n’y aura plus aucune possibilité pour moi que de ressasser mes regrets, assaisonnés de bile. De toutes les façons, elle n’est qu’un rêve, un fantasme adolescent. Je ne l’aurai jamais eu, même fieffé. Son père n’aurait jamais approuvé notre union, cela aurait été une abyssale mésalliance.

Mon cœur doit s’endurcir. Lorsque je la reverrais, il ne faut pas que je retombe dans mes travers ou que j’entretienne les siens. Je ne dois pas lui montrer comme je l’aime. Je dois être un homme, dur et mâle. Je dois être vertueux. Je dois être fort. Je dois être Ser Ganon.

Ouais, en fait, mais non. Pas complètement.

Mais je dois  quand même me montrer digne de la confiance qu’ont mise en moi les Grands de ce royaume ainsi que ma famille. Je ne dois plus être un enfant. Je dois monter les filles de salle en fermant les yeux et en pensant très fort à Gériane, mais non montrer que je suis avec elle ou me donner seul du plaisir. Je dois boire du vin et manger de la viande. Je dois roter et parler fort comme Javor, Je dois être matois comme Zenko ou Ser Goër. Je dois être cynique comme Mestre Rogh. Et je dois être Pieux et Puissant comme Ma Muraille, Ser Ganon.

Je ne mérite pas Gériane de toute façon. J’ai tout récemment pris conscience de ce que je suis, et j’ai l’impression que ce périple vers le nord a cassé quelque chose en moi. Mon enfance s’est enfuit, et je suis maintenant un homme. En cela j’ai rejoint les miens. Le bonheur n’est pas pour moi, j’ai des responsabilités, des devoirs, je me dois de me préparer à les assumer. Je dois être brave et impitoyable. Je dois devenir Merriareth et non plus Merry.

C’est un déchirement sans nom. Adieu Son sourire. Ses yeux. Sa voix. Son odeur. Son rire.

Adieu, Gériane

Elle me trouvera grossier et rude, elle se détachera de moi. Ce sera insupportable, mais ce sera le mieux pour elle. Il faut que je lui donne cette ultime preuve d’amour. Je dois grandir. L’amour n’est pas de ce monde, il n’est qu’un levier du désir pour conquérir et contrôler. Puisse-t-elle apprendre à l’utiliser afin de s’assurer une place et donner des héritiers mâles à celui qui l’aura faite sienne.

Adieu Gériane.

Un jour j’aurai moi aussi une donzelle que je besognerai et je penserai à toi très fort. On dit qu’au moment de la jouissance, si l’Homme se concentre sur l’enfant qu’il veut avoir, une part de ce songe entre dans sa semence.

Je penserai à toi en engrossant la femme qui m’a été donné pour produire des héritiers, ainsi, lorsque j’aurai des enfants, j’espère qu’ils te ressembleront. J’appellerai ma première fille Gériane et mon premier garçon Gérian, ainsi, il y aura toujours un peu de toi à côté de moi, mais personne ne le saura jamais car je m’en serai retourné en mes pénates depuis longtemps.

L’éloignement rendra l’absence supportable. Ou pas. Mon Mestre (quand je dis « mon », j’évoque le Mestre qui m’enseigna, pas Mestre Rogh. La différence entre les deux ? Mestre Rogh réussit l’exploit d’être moins sympathique que Mestre Pryce, ce qui est, pardonnez mon langage, une putain de gageure), Mon Mestre donc, disait toujours que « le vent est à l’amour ce que l’éloignement est au feu : il éteint les petits et attise les grands ».

Et il avait raison.

Je ne t’ai jamais autant aimé Gériane, et c’est une ordalie que je dois réaliser pour devenir adulte. Mon rite initiatique pour entrer de plein pied dans le monde des hommes faits sera de te détacher de moi, car je ne pourrai pas me détacher de toi. De parvenir à ce que tu me méprises ou que je t’indiffère, pour ton plus grand bonheur, comme un amant se sacrifie pour sa bien-aimée ou un père pour ses enfants, même si ceux-ci l’ignorent.

Adieu mon amour. Je ne suis pas digne de toi.

Après notre départ de Blancport, nous avons cheminé vers Winterfell, étape indispensable avant Motte-La-Forêt et son port. Le soir, à l’auberge, nous avons été attaqués par une bande de mercenaires chevronnés, qui s’étaient installés dans l’auberge en se faisant passer pour des voyageurs. Probablement envoyés par les Frey, ils attendirent la nuit pour sortir de leurs chambres et nous tomber dessus comme des pleutres.

Cependant, ils les ont mis en déroute. Pas « nous », mais « ils ». Parce que j’ai couru, mort de trouille, dans toute l’auberge pour esquiver les coups, tandis que Ma Muraille, saignant quasiment à mort, les arrêtait avec l’aide, magistrale, de Ser Gouër. Je ne sais pas ce que Zenko a fait, des miracles je suppose, car il me semble que des phénomènes étranges se sont produits dans cette bâtisse. Les carreaux d’arbalète semblaient s’y transmuter mystérieusement. Il n’y a donc pas de raison que les flèches de Zenko n’en fassent pas autant.

Tout cela était une diversion habile pour s’emparer du Mestre. Tandis qu’ils se battaient, un groupe de trois hommes entra dans sa chambre, le bastonna jusqu’à ce qu’il soit inconscient et le descendit par la fenêtre comme un sac de grain.

Alors que les coquins gisaient dans leur sang, je poursuivi les ravisseurs, mais dans le noir, je fini par les perdre et rentrais transi après presque deux heures de cavalcade. Il faut dire que dans la précipitation, je chevauchais en simple armure de cuir passée sur ma chemise, pieds nus, et que je galopais sans selle. Dans ses conditions, suivre le fanal de la lampe éclairant leur chemin devenait des plus délicats…

Le lendemain nous repartîmes à leur poursuite et trouvâmes rapidement, suspendu au bord de la route à un frêne à branches basses, un petit sac contenant un parchemin… et un petit doigt du Mestre (je reconnu tout de suite la teinte boueuse claire de sa peau, et la complexion boudinée du doigt, qui indiquait qu’assurément, ce dernier appartenait à un bravien), missive nous enjoignant de mettre un terme à la poursuite.

C’était mal nous connaître.

L’épisode crucial de mon récit est ici. Ce n’est pas comment nous libérâmes le Mestre, ni que ce dernier et Ser Ganon rencontrèrent Lord Eddard Stark de Winterfell, ni les questions surprenantes que Ser Ganon m’a demandé de poser au mercenaire que nous avions capturé, ni que nos rapports de groupe se sont subtilement modifiés depuis lors, ni que ma gaieté et ma joie de vivre se sont envolées.

J’ai torturé le seul mercenaire que nous avions réussi à capturer.

Et j’ai aimé ça, Dieux Anciens, Eorn Des Tempêtes, qu’est-ce que j’y ai pris plaisir, presque plus que lorsque je me suis oublié dans Louise, presque qu’autant que si cela avait été Gériane à la place de cette catin.

J’ai amoureusement brisé chaque os, avec patience, prudence, passion, écoutant attentivement au travers des hurlements du malheureux le craquement sec des petits os qui se cassent et celui, spongieux, des os creux qui se démettent et finissent par céder, ainsi que le bruit d’éponge mouillée de la moelle qui se déchire quand l’os se rompt.

Puis j’ai carbonisé avec les charbons ardents d’un braséro chaque centimètre carré de sa chair, la pelant avec mon couteau. Epiderme, derme, muscles, nerfs, veines, veinules, un travail méticuleux. Et l’homme hurlait, hurlait à s’en faire éclater les cordes vocales, et plus il hurlait, plus cela m’excitait. Je l’ai torturé pendant deux heures dans la chambre et quand l’aubergiste nous supplia d’arrêter et envoya son garçon d’écurie quérir les autorités à bride abattue, nous partîmes, Ser Ganon se reposant dans la charrette, Ser Gouër conduisant, Zenko à pied courant à côté, moi à cheval.

Et, alors que nous avons été assez loin, j’ai recommencé. Et, Ô Dieux, durant tout le trajet je tremblais d’excitation à l’idée de recommencer, comme un homme qui sait alors que le jour point, que la plus belle femme du monde lui a promis de se donner à lui le soir dans une orgie de dépravations afin de le récompenser.

Je m’acharnais, au point de risquer de le tuer et de tarir ainsi la source de mon plaisir. L’odeur de lard grillé, les cris, portaient mon excitation au pinacle, et j’ai jouît. Oui, j’ai jouît en le voyant se convulser et agoniser, et je savais qu’il ne dirait rien. Je savais parfaitement qu’il ne dirait rien, mais j’ai continué par pur plaisir, celui de tirer profit de son agonie de douleur qui me nourrissait, comme une outre de vin étanche la soif d’un ivrogne.

Et puis j’ai réalisé ce que j’étais en train de faire et de de devenir.

Et l’horreur m’a submergé.

Il n’y a plus rien à dire d’autre. Depuis ma vie n’est que ténèbres.

Je me cherche dans une expiation sans fin.

Javor nous rejoint quelques heures plus tard, remis de la fièvre des Marais qui l’avait terrassé à Moat Cailin, et il mit fin aux souffrances du mercenaire en lui écrasant la tête avec une grosse pierre.

Il s’y reprit à trois fois.

Zenko et moi, lui au nord-ouest, moi au nord-est, cherchâmes les hommes qui avaient capturé le Mestre, que je finis par repérer, ce qui n’était guère compliqué, car lorsque nous trouvâmes le petit doigt de Mestre Rogh, le sang de la section était encore frais, ce qui tendait à démontrer que ses ravisseurs n’avaient pas plus de deux heures d’avance.

Le pire est que Zenko est un excellent pisteur et qu’il va finir par croire que je suis meilleur que lui alors qu’il n’en est rien : je fais seulement les choses autrement, et je ne voudrai pas qu’il soit démotivé ou attristé par cela.

Nous retrouvâmes les mercenaires dissimulés dans un bosquet bordant la route royale où ils avaient installé leur campement. Au beau milieu du Nord, loin de toutes villes ou villages, avec un prisonnier blessé, ils ne pouvaient de toute façon se dissimuler autre part qu’en pleine nature. Et s’éloigner de la route du Roi pour s’enfoncer dans les steppes étaient quelque chose de risqué… De plus, ils ne s’attendaient surement pas à ce que nous montrions autant de détermination après le message qu’ils nous avaient envoyé.

Le Mestre était dans un état pitoyable. Il s’était fait dessus et roulait des yeux, fou de peur. Baignant dans ses fèces et son urine, il puait à cent lieux et je crois bien qu’il avait dû se vomir de terreur dessus, mais comme il était bâillonné, il avait ravalé ses expectorations. La moitié de son oreille pendait, il avait un doigt en moins, bien sûr, de la morve coulait sur son visage et il gémissait en pleurant comme un enfançon.

Enfin, je crois, il faisait presque nuit quand je les ai trouvé et, à la lueur des flammes dansantes, je ne peux pas être catégorique.

Ce spectacle m’ a soulevé le coeur. J’ai haï ses hommes de toute mon âme. Comment pouvait-on réduire un si grand homme à l’état de bête immonde et abjecte, ayant perdu toute dignité et se roulant dans ses propres excréments ? Il avait probablement imploré miséricorde, rampant dans la fange, promettant sans doute de trahir tout et tout le monde pour sauver sa carcasse, mais comment lui en vouloir de sa lâcheté, lui, le familier des combats de plume et d’encre, si peu habitué à la violence de Westeros ?

Esprit, que d’offenses tu subis en notre monde !

Passons là pudiquement, tout ceci relève de l’intime et l’exposer plus avant serait d’un sensationnalisme malsain.

La suite tient en quelques lignes.

Je coupais la sangle des chevaux avec une infinie discrétion, rampait vers le Mestre, coupait les liens de ses pieds et de ses mains et me terrait, serré contre lui.

Je crû lire la reconnaissance, voir la gratitude dans ses yeux (ce qui m’a presque choqué à vrai dire) d’autant plus qu’au cours du combat j’ai dû m’interposer entre une épée et lui pour éviter qu’il ne se fasse occir.

Lord Kilkenny ne me l’aurait pas pardonné, mais ça il n’est pas obligé de le savoir.

Viens l’attaque, violente, brutale, sans merci.

Sur les huit hommes restant, six moururent, deux s’échappèrent, le chef de la bande et son éclaireur : Ils prirent le chemin de Moat Cailin, retournant sans doute voir leurs commanditaires afin de leur exposer la faillite de leur stratagème pour nous stopper.

Comme d’habitude, Ma Muraille massacra, Zenko perfora, et, Ser Gouër, dans une élégante démonstration d’escrime, trancha avec la finesse qui le caractérise.

Nous nous soignâmes, repartîmes non sans avoir brûlé les corps, sommes arrivés à Winterfell où Ser Ganon et le Mestre, remis et changés, ont obtenu audience avec Lord Eddard, ami du Roi Robert et de Lord Kilkenny. Là, le Mestre informa Lord Stark, avec d’infinies circonvolutions oratoires et une circonspection digne d’un sauvageon en maraude à Port Réal, que nous allions sur l'île aux Ours pour.... pour enfin, euh... bref... L'épée de Ser Jorah est magnifique bien sûr... Ehm... Moat Cailin est très belle n'est-ce pas ? Il y eut moult silences, beaucoup de « assurément » et de « ce n’est pas faux » au cours de cette brève audience qui a coûté pas mal de litres de sueur au Mestre et, probablement, une entorse du muscle hyoglosse à force de faire tourner sa langue avant de répondre.

Zenko acheta du matériel pour couvrir notre charrette afin de nous protéger de la pluie, mélange de neige fondue, qui commençait à tomber, je fis faire un harnois neuf et sur mesure à Ser Gouër pour commencer à rembourser la double dette de vie que j’ai à son égard (ce qui me coûta mes dix derniers dragons d’or). Je le fis faire dans le plus grand secret, ne sachant trop comment Ser Ganon allait prendre cela, et ne voulant pas exciter sa jalousie alors que lui a dû se faire réajuster à Moat Cailin un harnois usagé et de guingois, trouvé sur un mort. J’en aurai fait fabriquer un pour Ma Muraille aussi, malheureusement, je suis en manque de fonds pour le moment.

Nous sommes repartis vers Motte-La-Forêt, que nous avons atteint après trois jours de traversée, sinistre mais sans histoire, du Bois au Loup.

Nous sommes maintenant dans l’auberge de ce gros bourg planté au milieu de nulle part, cerclé par des centaines de lieux de bois épais, comme protégé du monde dans son cocon d’ouate végétale. Il règne ici une atmosphère morose, mais paradoxalement paisible, comme loin du déchainement d’horreur qui se produit quotidiennement dans le monde extérieur.

Demain, dès lors que nous aurons trouvé une histoire crédible à raconter pour justifier notre présence l’Ile aux Ours, nous partirons vers le petit port de pêche, distant d'une dizaine de lieues, où accostent les quelques navires qui font du commerce avec l'île.

Ser Ganon, depuis ce qui est arrivé à l’auberge me parle des Sept, de la Chevalerie, de son histoire, des mythes et des légendes et il continue de m’entraîner quotidiennement.

Je découvre une autre facette de Mon Chevalier, qui est pour moi maintenant un conseiller spirituel et un mentor. Une personne plus calme, plus érudite, plus profonde.

Je prie avec lui, et être à ses côtés lors de cet exercice fait pleuvoir sur mon âme une bienfaisante rosée apaisante. Ser Ganon est un homme emplit d’une profonde sérénité, et il transmet cette dernière à ceux qui veulent écouter son message.

Je lui ai également demandé , comment me purifier de cette souillure tapit en moi, comment la discipliner, maintenir les éléments animaux de ma chair sauvage et impure sous contrôle.

Il est expert en la matière.

Le fouet lui a paru approprié.

Ainsi sur le chemin, à la dernière auberge avant d’arriver à Winterfell, je sortis dans la nuit fraîchement tombée, et torse nu sous la pluie glaciale, j’abattis à toute force la lanière du fouet sur ma chair, la déchirant avec bonheur, et tandis que ma peau éclatait sous l’action des torsades de chanvre et que mon sang coulait, j’éprouvais comme une sensation de délivrance, comme si la gangue de pus en fermentation dans mon âme venait soudainement de crever, comme si le purulent abcès qui m’avait rongé toutes ses années se vidait enfin.

Ser Ganon a raison : dans la lumière blanche et aveugle de la souffrance, se trouve une certaine voie vers la transcendance

C’est ainsi que j’espère changer.

Gériane, pardonnes-moi.

[Les flammes crépitantes finissent par embraser le dernier morceau de papier, la lueur faisant jouer des ombres sur le visage de Méry tandis qu’il jette sa feuille dans le brasier. Le jeune homme contemple fixement le fond d’un pot de bière. Une grosse goutte d’eau vient troubler la surface étale du liquide, mais elle ne vient pas du ciel.]


Dernière édition par LeGrandAncien le Mar 15 Mar - 18:09, édité 5 fois (Raison : Prise en compte des corrections d'Armand et Joe)
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par sppaj / Jo le Mar 15 Mar - 13:25

Quelques détails :

- Faudra débriefer ce que sait le groupe des tortures infligées par Ser Ganon et toi au pauvre malheureux. En tout cas je suis curieux de connaitre les limites humanistes et sensibles de Ser Gannon, concernant ce qui s'est passé.
- Je ne crois pas avoir vraiment balancé Jorah Mormont à Lord Stark. En tout cas je n'avais clairement pas les bollocks sur le moment. J'ai parlé de résoudre des problèmes rencontrés à Moat Cailin, et enquêter au nom de la ville. Mais je ne crois pas avoir donné d'info ou fait grande annonce à propos de ce qui se passe sur l'île aux ours.
- Depuis Winterfel, cependant, j'ai envoyé un corbeau. Celui ci porte dans son message toutes les informations sur notre situation, et les nouvelles fraiches de nos heurts avec les Frey et les Mormont. J'ai précisé "jusqu'à la fin de l'Automne" pour notre retour. Sauf traquenard. Dans tous les cas, à moins de voir notre corbeau intercepté, Sully devrait entendre parler de notre aventure.
- J'ai adoré jouer Javor ! Bien plus que je ne le pensais, malgré la feuille de personnage impersonnelle au possible.
- Je ne crois pas avoir trouvé de passage où tu parles des plaisirs BDSM auto-infligés par Merry. J'ai pas compris pendant la partie comment tu étais arrivé là. Et surtout pourquoi, en ayant eu Ser Ganon comme commanditaire de l'acte qui a conclu à cette punition, tu finis par devoir le faire et pas lui. Mais c'est certainement une partie de votre "relation" qui m'échappe complètement ...
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par LeGrandAncien le Mar 15 Mar - 13:32

Corrigé pour prendre en compte les remarques de Joe (ci-dessus) et d'Armand (ci-dessous)


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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par armand83 le Mar 15 Mar - 15:25

Petites précisions
-2 hommes se sont enfuis lors de votre attaque, le chef et celui qui montait la garde en vue de la route royale. Celui là même qui perça par deux fois les flancs découvert de Ser Goaer.
-Il n'a effectivement jamais été question de Ser Jorah avec Lord STARK, qui n'a d'ailleurs pas vraiment insisté sur ce point comme si........
-De mémoire Ser Gannon n'as pas assisté à la boucherie de Méry sur le mercenaire, même s'il ne pouvait pas ne pas savoir vu les cris de douleur que celui ci poussait.
-Le port pour embarquer vers l'ile aux ours est à une dizaine de lieues de Motte la foret qui n'est pas au bord de la mer.


Dernière édition par armand83 le Jeu 17 Mar - 17:05, édité 1 fois
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par LeGrandAncien le Jeu 17 Mar - 10:20

En téléchargement, le jdr TDF et tous ses suppléments (sans Périls à Port Réal)

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7 Fichiers (530 Mo au total)

Chroniques de Westeros.pdf
Feuille Base Editable.pdf
Feuille de Maison.pdf
Garde de la nuit.pdf
Guide du Monde.pdf
Les accessoires du narrateur.pdf
Livre de Règles.pdf

Disponible jusqu'au 24 mars 2016
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par san2373 le Jeu 17 Mar - 16:38

Merci Martin study
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Re: TDF groupe 2 16/03

Message par FredPixel le Ven 1 Avr - 12:45

kikou
avez vous écris le resumé de la partie du 16/03 ? je ne le trouve pas ; merci
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