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CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

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CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

Message par FredPixel le Lun 8 Fév - 18:45

Je vous propose de mettre ici l'ensemble de nos résumés . Je vous ai envoyé par mail le document complet . Je ne vais pas tout reprendre ici . Je poursuis les résumés en y incluant les derniers de MERY. je reprends donc les résumes des scenarios de moat cailin et grand cerf :

MOAT CAILIN , Groupe 2 , épisode  1 , MJ :
(Le mestre , Edward , Harold , Javor , Thalya , Ser Gannon )

Après la très rude attaque inexpliquée d'un clan des montagnes de la caravane. Les quelques survivants mènent le convoi vers l'auberge fortifiée un peu plus loin sur la route royale après avoir enterré la dizaine de morts. Les râles de la vingtaine de blessés, arrachés par les chaos de la route, accompagnent le convoi

MOAT CAILIN , épisode  2 , MERRY:
(Le mestre , Edward , Harold , Javor , Thalya , Ser Gannon, Merry  )
Et voilà, Lord Kilkenny m’a fait quitter Fleuve l’Epine pour rejoindre Lord Eddard, Le Mestre, Thalia, Ser Gannon, Oncle Harold et leurs gardes en route pour Moat Caitlin au prétexte oiseux qu’il fallait que je les prévienne de ramener un tailleur d’ardoise pour Travasac.
Sérieusement. J’aurai pu porter le message et revenir, mais non
Mon Seigneur m’a surtout éloigné de Gériane.
Evidemment.

A part de potiche décorative, je ne servirai à rien à Moat Caitlin. Et pour cause, aucun d’entre eux ne risque rien. Enfin, en principe. D’un autre côté, cet éloignement me mettra à l’abri de mes propres tourments et me permettra de m’aérer un peu en passant un moment tranquille.

Je comprends Mon Seigneur. La violence de mes sentiments envers Gériane m’effraye. Il faut que je trouve un moyen de l’atteindre avant que les choses ne tournent à l’aigre, et, fatalement elles y tourneront. Et je crois que j’ai trouvé. J’y reviendrai dans quelques instants.

Après un voyage aussi bref qu’inintéressant, si l’on excepte la montagne de cadavres sur le bord du chemin que j’ai croisé une petite journée après avoir atteint la fourche de Green Fork proche des montagnes du Nez, un peu au nord des Jumeaux, j’ai rejoins une auberge fortifiée où étaient retranchés la quasi-totalité des convois de la région. J’ai appris là l’origine des cadavres que j’avais trouvés sur le bord du chemin : Pour des raisons inconnues, les clans de Montagnes descendaient razzier et attaquer les plaines et les routes commerciales ; Tous les chevaux et les chariots étaient tassés dans l’écurie et tous les hommes dans l’auberge, transformée en camp fortifié et en hôpital.

C’est avec plaisir que je retrouvai Lord Eddard et le Mèstre et que je découvris deux personnes pour qui je me pris instantanément d’amitié : Thalya, le Capitaine de la Garde de Sully, et Ser Gannon, Champion de Mon Maître, Lord Kilkeny, promis à une femme dont je ferai bien de me souvenir du nom puisque je devrai sans doute l’appeler « Milady » bientôt. Tous étaient blessés, et de nombreux soldats de la caravane marchande à l’agonie. Le Mestre les soignait. Je portais alors mon message. Après en avoir pris connaissance, le Mestre m’ordonna, avec Thalya, d’aller récupérer le cheval de Ser Gannon sur lequel était son redoutable espadon. Nous étions en effet les seuls à peu près valides.

Nous partîmes et ne tardâmes pas à retrouver la trace du coursier de Ser Gannon, à partir du lieu dans lequel s’était déroulée la principale bataille : La montagne de cadavres de chevaux éventrés et de soldats aux tripes ouvertes et couvertes de mouches, les corps gonflés où les corbeaux se délectaient de leurs parties molles, que j’avais auparavant aperçu sur le bord du chemin, en était le flagrant et horrible résultat.

Nous suivîmes les empreintes des sabots de l’étalon jusqu’à un endroit où celles-ci étaient rejointes par d’autres empreintes, conduisant jusqu’à une grande ferme où quelques familles, une trentaine de personnes, étaient installées.
Il apparaissait évident que les gueux avaient récupéré le cheval et l’espadon, qui devaient représenter à eux seuls plusieurs années de leurs revenus, mais aussi un prestige immense.

Thalya commença alors à négocier avec celui qui apparaissait comme leur chef, selon une désormais méthode consacrée, dite « à la Eddard »

Je n’ai plus les subtilités du dialogue en tête, tant j’ai pissé dans mes braies de peur. Je vais essayer d’en faire un résumé succinct :

- Eh, pécore, t’aurais pas vu un cheval gros pésouze de m**** ?
- Ola, la donzelle, tu vas m’parler autrement !
- Ta femme ressemble à une truie face de porc ! Je sais que le cheval est là, on a vu les traces enc*lé !

Approche des 30 manouvriers et métayers en train de fourrager dans les champs, fléaux brandis.
 
- Aaaaaah, tu dis rien, j’tais séché sale gros c*n. Dans ta face !
- (moi) Madame, serait-il possible de parlementer…
- Wesh ! Ta gueule ! C’est moi qui cause ! J’suis capitaine de la Garde de Kilkeny ! C’est pas parce que l’on est seul, quasiment sans défense et encerclés, que nos camarades sont à des plombes qu’on peut pas leur éclater la gueule à ces bâtards de fils de chi*nne !

Finalement devant l’imminence du lynchage, le bon sens (où l’instinct de survie ?) de Thalya repris le dessus et elle me laissa parler alors que j’étais deux doigts de lâcher mes fèces après mon urine. Je réussis à calmer le jeu et, promis une grosse récompense si d’aventure, éventuellement, il se pouvait qu’il trouve un cheval blanc porteur d’un espadon dans le coin, et ce par le plus grand des hasards.

Rasséréner, l’homme nous invita à entrer chez lui déguster une tranche de lard et boire son infâme raki local. Finalement, il nous informa qu’il était tout disposé à nous aider, et qu’il allait « se mettre en chasse avec ses chiens pour essayer de flairer une piste ».

Eorn et les abysses faisant bien les choses, c’est par un coup du sort aussi miraculeux que prévisible que deux heures plus tard, l’homme avait « retrouvé » le cheval et l’espadon.

Je payai ce dernier un dragon d’or et nous repartîmes au grand galop.

Même face aux fers-nés j’avais eu moins peur. Mourir comme ça, anonyme, au fin fond de Westeros par la grâce d’un coup de fléau me fracassant la tête parce qu’une péronnelle insolente avait indisposé des bêtes fauves plus proches de l’animal que de l’homme… Non, sincèrement non.

Nous rentrâmes à l’auberge. Le soir même, je me rapprochai de Ser Gannon afin qu’il m’enseigna les bases de l’escrime ce qu’il accepta, à ma grande surprise, spontanément, tant il est humble et simple.

J’avais eu trop peur de mourir ce jour, et il fallait dorénavant à tout prix que je sache manier, au moins rudimentairement, une épée.

A propos de Ser Gannon, dorénavant connu sous le nom du « Puissant » le hasard voulu qu’un barde trouva lui aussi refuge à l’auberge. A l’invitation du Mestre, il s’assit à notre table et nous lui racontâmes toute la bataille et comment Ser Gannon avait mis en fuite nombre d’ennemis ; Nous lui avons aussi narré comment Ser Gannon défi Stanton, le chef des brigands de Fleuve l’Epine, le boucher de Travasac, au cours d’un combat aussi sanglant qu’héroïque.

Après nous être requinqués et avoir repris le chemin de Moat Caitlin par la Route du Roi nous arrivâmes enfin dans la ville.

Nous étions probablement les seules personnes à venir ici pour donner des marchandises et non les vendre : Lord Kilkenny avait en effet ordonné que les célèbres roses de Fleuve l’Epine soient distribuées gratuitement à toutes les célébrités présentes afin que notre nouveau fief et ses fleurs magnifiques soient connus de tous.

Et des célébrités il y en avait… Le clou de la foire était la vente par Ser Jorah Mormont de sa magnifique arme en acier Valyrien. Toutes les maisons majeures de Westeros avaient envoyé un émissaire pour participer à la vente aux enchères destinée à financer les dispendieux caprices et les folies de sa ravissante et jeune épousée qui s’ennuyait ferme dans son fief. La foire ne devant s’achever qu’une semaine plus tard, l’épée de Mormont fut présentée le matin du premier jour, la vente ne devant être conclue qu’au soir du dernier jour.

J’ai toujours suspecté les Braviens d’être des maquereaux par nature ; Leur teint bistre, leur manière onctueuse, leur componction, tout en eux respire le tenancier de bordel ou l’usurier. Ce n’est pas pour rien si la Banque de Fer est installée en Esteros.

Notre bon Mestre (dont la prodigieuse intelligence et l’érudition extrême m’ont d’ailleurs permis d’apprendre un compliment que je pourrai trousser habilement à Geriane, à défaut d’autre chose, à savoir « hyène iridescente ») prit sur lui de transformer la belle Thalya en péripatéticienne de bas étage, avec un art consommé de la chose, comme s’il avait fait cela toute sa vie.

Autant je suis sûr que Gériane fondra devant mon esprit bien tourné quand je lui dirai à quelle point son regarde de hyène iridescente, ce magnifique seigneur des déserts que Mestre Rogh m’a décrit, cet animal qui brille dans le noir et saute de toit en toit terrorisant ses ennemis, m’a manqué, autant Thalya, attifée sur les ordres du Mestre d’une tenue que je qualifierai de « prostipaysanne » semblait passablement dépitée.

La jupe courte, le décolleté ample, fardée, portant un panier de roses, elle alla durant la présentation de l’épée de Ser Jorah présenter ses roses aux émissaires de chaque grandes familles, précisant d’où elles provenaient et la localisation géographique du fief de Mon Seigneur Killkeny. Elle procédait comme une fille de joie ; Par de brefs mouvements de bras son souteneur, pardon, le Mestre, lui désignait les victimes à harponner, et, vive comme l’éclair elle fondait sur sa proie, téton à l’air et bouche ourlée, promesse de grâce et de délice, entrouverte, laissant apparaître la pointe de sa petite langue délicieuse et impudique comme celle de la femme en devenir qu’elle est ou qu’elle deviendra très bientôt entre mes bras…

Gériane.
Mes pensées s’égarent encore.

Il faut avouer que pour une vieille, Thalya n’est pas trop mal conservée. Eventuellement, même si mon cœur répugne à cette trahison, mon pucelage pourrait consentir avec elle ; Après tout c’est une femme à qui l’on ne doit pas montrer de respect excessif : Elle n’est pas mariée, n’a pas d’enfant, n’est pas noble, n’a pas de famille, et est une ancienne, l’avoue t-elle sans honte, brigande de grands chemins. La monter pourrait être fournisseur d’une agréable première expérience avant de réserver tous mes soins et toute ma douceur à la Dame de mes Songes.

Finalement, c’est l’héritier des Tully par qui arriva le drame, pourtant si prévisible. Il cueillit la rose et la donzelle. Celle-ci ne pût, sans offenser gravement le plus éminent représentant d’une des plus puissantes familles du royaume, et risquer d’attirer le déplaisir de cette dernière sur la Famille Killkeny, refuser l’offre d’un diner et d’une nuit.

Ce sera ce soir.
Je sens que l’on va bien rire. Comme on dit chez moi, « à force d’aller au tourbillon, on s’y engouffre ».

Que dire d’autres sur notre bref séjour ? Nous n’avons passé encore qu’une nuit sur place. Nos chevaux sont installés dans un petit campement de fortune un peu à l’extérieur de la ville, là où nous trouvâmes de la place, et nous avons loué dans une petite auberge quelques chambres qui nous ont été cédé au prix de notre scalp, tandis qu’Oncle Harold, Lord Eddard et son garde du corps partaient s’installer à l’auberge du Faisan Doré pour un prix équivalent à la peau de leurs scrotums. Nous eûmes néanmoins le plaisir d’entendre jouer dans la ville « Le Lai de Ser Gannon Le Puissant qui battit Stanton le Bête Fauve ».

Pour l’un d’entre nous, au moins, la légende est en marche.

Mestre Rogh nous emmena au spectacle pour voir interpréter une pièce Majeure du théâtre Bravien « Onomastique obsidionale et prolégomènes sur la longanimité : Le Fragment est-il la réponse esthétique au côté lacunaire de l’ingénuité perceptive ? » en six actes d’une heure chacun, dont il apprécia chaque réplique, chaque son, chaque mouvement.

Pour ma part, je pense que ce spectacle pourrait avantageusement remplacer la Question lors des interrogatoires.

Finalement, après quelques pérégrinations au travers du marché, j’ai fini par trouver un ardoisier pour Travasac.

Et puis, bien entendu, nous avons acheté une épée Bravienne d’exception pour Albran. Ser Gannon et moi allâmes la choisir (parce qu’honnêtement, moi, les épées…). Toutefois, il était clair que, face aux nombres des acheteurs, les vendeurs étaient en position de force et nous baillaient des marchandises parfois assez peu reluisantes. Finalement, nous arrivâmes à arracher au marchand présent la promesse que, dans trois jours, il nous aurait forgé une belle épée pour Albran.

Moyennant 1000 cerfs, 5 dragons quoi…

L’incident avec Albran à  Travasac m’a beaucoup fait réfléchir.

Il est clair que les écuyers pouvant devenir Chevaliers, jouissent de ce fait d’une considération très supérieure au louffiat de base, espèce à laquelle j’appartiens.

Il est clair que je ne suis pas venu servir Mon Seigneur Kikenny en récurant des armures ou des chausses. Et que je n’accomplirai pas ce que l’on attend de moi, que ce soit vis-à-vis de mes parents, de Lord Kilkenny, du Roi ou de Sa Main, en stagnant ainsi. Je sais a peu près tout ce qu’il y a à savoir sur cette partie de l’existence, et il est temps maintenant de passer à autre chose.

Ce qui impliquait une confession.

De plus, Gériane n’épouserait jamais un Serviteur.
De toute façon, elle ne m’épousera jamais.

J’ai longuement hésité, mais il n’y a qu’une seule chance, très faible, voire infinitésimale, d’essayer atteindre le cœur de Gériane. Et une unique solution pour continuer à parfaire mes connaissances de ce vaste monde.

Ser Gannon n’a pas d’écuyer, il va bientôt se marier et être prochainement (ou pas) fieffé, Il est champion de Mon Seigneur, c’est un héros de la guerre, et, quand on le voit, malheur a qui le défierait.

En outre, je l’aime bien. Irrésistiblement.

J’ai donc fait ma demande de devenir écuyer auprès de Ser Gannon. Et je lui ai fait ma confession. Pleine et entière.

Je m’attendais à ce qu’il m’empale en hurlant, mais non. Il s’est contenté de hocher la tête et de m’accepter comme écuyer, pour peu que Lord Kilkenny l’accepte aussi, ce qu’il fera sans aucun doute. Et il a accepté, plus important encore, de se taire. Et le tout sans barguigner d’une quelconque manière, sans chercher à prendre avantage sur moi.

Je crois que je me suis engagé là auprès d’un maître d’une rare valeur, injustement sous-estimée. A moi de sortir Sa Splendeur de la gangue de modestie et d’humilité où il est reclus, enfermé comme un criminel.

Tous s’interrogent, bien sûr, sur  le comment et le pourquoi, mais peu importe. Il m’a fait confiance. A moi de lui rendre cette confiance et lui faire honneur.

A lui, à Gériane et à Lord Kilkenny.


Dernière édition par FredPixel le Lun 8 Fév - 19:02, édité 1 fois
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Re: CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

Message par FredPixel le Lun 8 Fév - 19:01

GRAND CERF , Groupe 1 , épisode 1 :
(Karl , Geriane , Brandon, Dealgan , Albran )

MJ :
A la demande impérieuse d'Edmure TULLY, un petit groupe mené par KARL se rend à GRANDCERF pour y enquêter sur des tentatives de meurtres sur le seigneur local.
Fort bien accueillis et invités à rester pour l'anniversaire du maître des lieux, ils découvrent un grand manoir ou il semble faire bon vivre et ou le vin et les servantes sont irrésistibles.
La mort rode t'elle réellement dans ce lieu si agréable?

Geriane :
Quelques jours après le départ du Mestre, soit DEBUT AOUT, le fils TULLY, EDMUR, arrive à TRAVASAC, plutôt hautain, peu sympathique, très peu de regards pour moi qui ai pourtant sorti mes plus beaux atours en son honneur.
Il se réunira avec Père et KARL. J’apprendrais ensuite qu’il nous demande de partir à GRANDCERF, le domaine de la maison BARTHELD. Il veut savoir ce qu’il s’y passe, des rumeurs prétendent que DAVAIN BARTHELD aurait subi des tentatives d’assassinat.
Nous apprenons que la maison BARTHELD a la réputation d’organiser des fêtes somptueuses auxquelles se rendent les grands de WESTEROS dont le roi lui même.
J’ai du mal à supporter l’idée que ce seigneur TULLY nous demande de faire sa basse besogne. En quoi cela nous concerne t il, en quoi cela bénéficiera à KARL ? Je préférerai aller m’entrainer en foret avec DEALGAN, profité de l’absence du Mestre. Nous partons le 4 AOUT, et sur la route je fais part de mes craintes à KARL, lui laissant entendre qu’il ne faudrait pas que l’affaire de BOIS DURANT recommence à GRANDCERF.
Il y a avec nous DEALGAN, ALBRAN, et BRANDON.
Je regrette l’absence de MERY, avec lui j’étais plus à l’aise, lassée des courbettes et de « Lady GERIANE » par ci, « ne faites pas ça » par là, des yeux réprobateurs de KARL.
Nous faisons une halte à TRAVASAC, prendre des nouvelles et acheter quelques onguents à JEANNE. Nous tentons de mettre en place une sorte de marché, elle accepte de nous fournir 3 ou 4 pots par mois selon ses possibilités.

Nous traversons finalement les vignes de GRANDCERF réputées pour un vin d’excellente qualité, nul doute que nos roses trouveront ici des acquéreurs, j’en suis convaincue. Ce sont surement des gens de fort bon goût.
Une certaine ROSE BOURBE nous accueille. La maison est magnifique, ornée de choses toutes plus belles les une s que les autres. Lord DAVAIN et Lady AYLETH nous reçoivent, Lady AYLETH a l’air de gérer le domaine d’assez près et d’avoir son époux à ses bottes.
Nous ferons la connaissance au repas du soir de Ser FENDREL BARTHELD, cousin de DAVAIN, il m’énerve, me prend de haut, je me sens gourde et puérile. Il emploie des mots que je ne connais pas. Il faudra que je demande à MERY il m’expliquera lui, je me doute que cela ne plairait pas à Mère et qu’elle trouverait quelques subterfuges pour ne pas me répondre. J’en ai marre qu’on me prenne pour une petite fille. Il ya aussi Ser CORBIN SELDIGAR l’ami de FENDREL, du même acabit que FENDREL, le verbe haut et gras, la bouteille facile.
Les sept fassent que Père ne souhaite pas me faire épouser l’un de ceux là , je serai obligée de fuir . Par les sept je le jure !
Il ya aussi Lady YSM BARHELD qui a drôle d’allure, poitrine avantageuse, et mise en avant, nul doute que Père serait furieux de me voir accoutrée ainsi .En fait il comprendra surement que la famille BARTHELD, contrairement à mes premières impressions, n’est absolument une bonne alliance pour notre famille.
Et pour couronner le tout, une sorte de jeune « homme », à l’œillade facile envers son ami REGINALD, il s’agit de Lord EDMUND BARTHELD un pique assiette de plus. Voilà de bien curieuses manières.
Je prie encore les Sept de ne pas me donner un époux tel que celui là, je veux un soldat, un vrai, un qui ressemblerait à... KARL peut être ? Il est fort beau, bon et généreux. Encore que …il m’énerve trop à vouloir me marier. Un mari tel que lui ne me laisserai surement pas chasser.
BRANDON ? Non plus …..Il ne pense qu’à son physique et à son épée, un peu trop discipliné à mes yeux ….ALBRAN, bien que fort joli garçon, est beaucoup trop servile et un brin trop …réfléchi, tatillon, obséquieux. Il ya bien MERY….. Père ne voudra jamais …il est certain qu’avec lui je m’amuserai … mes pensées s’égarent, ….à quoi servirait un mari si ce n’est à s’amuser ?
Quoique Père et Mère ne semblent pas s’amuser trop souvent ensemble. Peut être jouent-ils en cachette ?
Le vin me fait un peu tourner la tête. Et FENDREL me hérisse le poil. Je suis obligée de demander des explications sur son vocabulaire à DEALGAN, qui, je le sens bien, ne me répond pas la totale vérité. KARL quant à lui est ivre mort. Père ne sera pas content si je le lui dis …lui dirais je ? Je vais aller me coucher, cela vaudra mieux. Allez savoir qui de ceux là en veut à Lord DAVAIN ? Cette maison est le repère de bien trop de mauvaises personnes.
Le lendemain nous visiterons le domaine en compagnie de Lady AYLETH, nous apprendrons que le grand père BARTHELD a disparu en laissant son petit fils DAVAIN gérer la maison. Edmur TULLY notre donneur de mission, aurait fréquenté les lieux lui aussi à l’époque fastueuse de cette maison.
Après une discussion avec KARL, lady AYLETH finit par nous demander notre aide en reconnaissant les tentatives de meurtre. Elle soupçonne FENDREL.

GRAND CERF , Groupe 1, épisode 2:

(Karl , Geriane , Brandon, Dealgan , Albran )

A la demande de lady Ayleth BARTHELD, nous entamons donc notre enquête.
Elle commencera à la forge, et nous découvrirons que « l’accident » a bien été provoqué, une poutre ayant été scié volontairement, nous en sommes presque sur. Nous remontons la piste de certains servants qui étaient à la forge et ne seraient pas rentrés au domaine en temps et en heure. L’un d’entre eux ne serait pas rentré en même temps que les autres.
La piste de cet homme sera suivie par ALBRAN pendant que DEALGAN repèrera les lieux de la chute de cheval de lord DAVEN, quelqu’un a manifestement provoqué l’écart fait par le cheval, entrainant la chute de Lord DAVEN.
Tout cela nous mènera à la maison du servant, un certain BROM. Edmur TULLY nous ayant bien demandé d’éviter la mort de Lord DAVEN, de résoudre le problème et Lady Ayleth nous demandant de trouver le coupable, nous n’hésitons pas et investissons la maison.Nous y trouverons 3 fioles et une lettre. Elle porte un sceau : un éclair sur champ d’argent mantelé de sable et vert.

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Re: CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

Message par FredPixel le Lun 8 Fév - 19:05

MOAT CAILIn , Groupe 2 , épisode 3

Bon, honnêtement, j’ai été imprudent.
…..

Je n’arrive pas y croire. Placer dans une même pensée « honnêtement » et « imprudent » qui sont autant de sentences de mort pour quelqu’un comme moi, et ce sans avoir un frémissement.

L’influence de Gériane continue à se faire sentir chaque jour ; Celle du Mestre aussi. Et celle de Ser Gannon bien sûr.

Je change.
Mais n’est-ce pas ce que je recherchai en quittant mes pénates ?

J’essaye de me conformer à l’idée que je me fais de l’idéal de la première, j’essaye de ne pas trop éveiller les soupçons du second, ce qui devient de plus en plus compliqué. C’est le problème avec les Mestres : soit on les achète, soit on les tue… et j’ai désespérément envie de plaire à Mestre Rogh. Il est l’archétype fantasmé du Bravien dans tout ce qu’il a de plus repoussant, mais il est une fascinante et perverse mécanique intellectuelle qui écrase tout sur son passage et je lis dans son regard qu’il n’est pas dupe. J’admire la puissance de son esprit. Combien d’hommes savent en user ? Pour 100 manieurs d’épées corrects, voir plutôt bons, combien trouve-t-on de manieurs d’idées ? 1 ? 2 ? Et je pense être très optimiste.

Et, bien sûr, je veux que Ser Gannon soit fier de moi.

Le tout donne une alchimie détonante qui m’oblige à osciller comme un danseur sur une corde huilée. Merry prend l’eau de partout, et Merriareth n’est plus, enfin plus vraiment.

Parfois, je me demande qui je suis encore plutôt que qui je suis vraiment, si l’on dessille la vision des autres. Il est vrai que l’on se construit par le regard d’autrui et que plus le temps passe, plus je me découvre une très grande perméabilité à leur sentiments, émotions et pensées ; Encore une vérité que mon putain de père, maudit soit ce busard, m’a sciemment cachée en m’enseignant le contraire. C’est peu dire que je souffre d’un certain handicap en société : Jusqu’à mes 13 ans, j’étais certain qu’un « preux chevalier » était un Chevalier dyslexique qui avait peur.

Et voilà que je me mets à divaguer comme une catin de bas-fonds sur le retour.

Tenons nous en au factuel. Organisons, récapitulons et cloisonnons.

Thalya, en train de se faire saillir, était hors-jeu pour le moment. Quant au Mestre, il est aussi bon en science et en médecine qu’il est médiocre en marchandage commercial. Nous avons essayé de discuter avec le tailleur d’ardoise pour qu’il nous baille un de ces ouvriers. Après de longues négociations extraordinairement compliquées, dans lesquelles le tailleur de pierre essaya d’obtenir successivement puis cumulativement la moitié des pierres de l’ardoisière de Travasac, des profits garantis et la rémunération de la location de ses ouvriers, le Mestre eut l’intelligence (voir la grandeur) de comprendre qu’il était surclassé dans ce domaine et qu’il n’arriverait à aucun compromis, sinon un qui soit totalement insatisfaisant pour Lord Kilkenny.

Il rompit là les pourparlers, mais preuve de sa grande ouverture d’esprit, me permit de mettre mon plan à exécution.

J’allais donc trouver l’ouvrier le plus expérimenté, aussi le plus vieux, et toquait chez lui le soir après qu’il eut quitté son travail. Là je lui fis une proposition qu’il ne pouvait pas, pas plus que son épouse qui écoutait attentivement, refuser. Le double de son salaire. A vie. J’avais eu l’idée qu’un ouvrier qui ne peut plus travailler, et qui se retire du monde du travail doit être accompagné dans cette retraite et qu’il pourra toujours, même s’il ne manie plus le marteau sur les chantiers, faire office de contremaître et continuer de former les jeunes gens.

Il eut l’air très intéressé et rendez-vous fut pris pour le lendemain à la Feuille d’Or, la pension de famille où nous logions (qui pour moi restera toujours « l’auberge du scalp »).

Alors que le soir venu nous étions en train de nous reposer, nous fûmes rejoint par le Capitaine de la Garde de Moat Cailin, dont la femme tient notre pension. Alors que nous allions nous coucher, un garde entra, murmura à l’oreille du Capitaine, qui devint pâle comme un Marcheur.

Il sortit en trombe et revint quelques minutes plus tard, blême.

Nous avisant du regard, il s’approcha de nous et nous demanda notre aide. Pas parce que notre renommée dépassait les frontières. Pas parce que nous étions qui nous étions. Mais simplement parce que nous étions là et que fautes de grives, on prend des merles. Et qu’il avait besoin d’hommes sur le champ pour mener discrètement une enquête qui risquait tout à la fois de lui coûter sa tête, mais aussi celle de tous ses hommes, si ses supérieurs, à savoir le Bourgmestre et le Conseil de la ville, apprenaient ce qu’il se passait. Et qui risquait bien de coûter à Moat Cailin l’équivalent de plusieurs années de profits du marché en dédommagements.

L’épée de Ser Jorah avait été volée.

J’étais très excitée à la perspective de me lancer dans cette quête. Ma première en tant qu’écuyer. Récolter quelques cicatrices que je pourrai montrer à Geryane, sentir ses mains tremblantes parcourir les sillons creusés dans ma chair, vivant témoignage de ma virilité, me pousserait à me scarifier moi-même afin de voir son souffle devenir court, sa gorge se soulever et ses yeux briller…

J’ai besoin d’un verre d’eau glacé.

Et puis Ser Gannon serait sans doute content que son écuyer fasse… je ne sais pas, des trucs d’écuyer je suppose, ce qui doit impliquer une certaine dose d’héroïsme. Non létale, de préférence.

Une configuration classique pour un vol qui ne l’était pas moins. Deux gardes stipendiés (Joe et Tim), deux gardes doublement malchanceux (tout à la fois anonymes et morts) ainsi que l’huissier en charge de conserver l’épée en sureté. Six gardes en train d’accomplir la mission de leur vie, garder une fabuleuse épée en acier Valyrien, avec la conscience professionnelle qui honore tous les fonctionnaires communaux que j’ai rencontré : Ils étaient en train de boire au troquet de l’autre côté de la place de la maison de l’huissier. Et un capitaine suant et soufflant, absolument dépassé par les événements.

Tandis que le Mestre interrogeait tout ce beau monde, nous observâmes les lieux : De la belle ouvrage. Si j’étais connaisseur, j’aurai apprécié d’un œil avisé le crochetage de la porte ainsi que l’égorgement propre et sans bavure des trois victimes. Mais comme je ne le suis pas, je n’ai rien vu de tout cela.

Enfin, comme le dit Mestre Rogh, « bien mal acquis ne profite jamais ». Nous essayons de connaître le modus operandi des voleurs, qui s’avéra être enfantin : une mesure de couardise, un zest de stupidité et une bonne dose d’incurie. Tim et Joe disent à leurs collègues qu’ils vont les relayer pour qu’ils aillent boire un coup avec les autres crétins. Les deux refusent, sans doute pas par sens du devoir et déni du festif mais probablement rappelé à l’ordre par l’huissier, d’aller rejoindre leurs commensaux. Tim et Joe s’énervent, ils crochètent, aidés sans doute d’un tiers larron, la serrure, et jaillissent épées au clair dans la salle tandis que les deux morts refusent, malgré l’évidence, de croire que leurs bons copains vont donner congés à leurs carotides. Puis, Ser Gannon et moi, explorant les environs, tombons sur les cadavres encore chaud de Tim et Joe. Issue rapide et fatale, identiquement à leurs camarades. Sans doute tout à leur bonne fortune, ils ont été égorgés par leur(s) complice(s), arborant toujours dans la mort le sourire niais et cauteleux seyant à la folle et avide idiotie qui composait sans doute l’essentielle de leur personnalité.

Un travail encore une fois propre et net. Ser Gannon me demanda de fouiller les corps. Si j’avais été un chenapan larcineur, peut-être aurais-je trouvé quelque chose, mais comme je n’en suis pas un, mon exploration s’avéra infructueuse.

Finalement l’interrogatoire des gardes, malgré la promesse de supplices horribles, incluant une représentation intégrale de plusieurs des pièces phares du théâtre Bravien, ne permit pas de mettre au jour la vérité.

J’allais donc faire un petit tour, pour essayer, si la chance était avec moi, de retrouver les voleurs. Chou blanc bien sûr. Dans une ville bondée, aux portes ouvertes tout le jour et la nuit, nul n’aurait pu distinguer qui que ce soit, et il est fort probable que les voleurs ne devaient pas se promener l’épée au clair.

Alors que nous ruminions là ces sombres pensées et que le capitaine pensait à son avenir tout à la fois en terme de hauteur (celle à laquelle on allait élever son corps pendu) et de profondeur (celle à laquelle on allait balancer sa charogne décomposée), un des gardes évoqua une série de malchances : Le vol de l’épée arrivait trois jours après que des sauvageons venus de nord aient massacré des paysans à quelques lieux de la ville et profanés la ferme et les terres avoisinantes en inscrivant en lettres de sang des symboles blasphématoires sur les murs de la bâtisse.

Mestre Rogh se frotta le visage (ce qui trahi chez lui une exaspération certaine et l’envie d’envoyer une de ses lourdes pates marquer à jamais le visage du débile qui lui fait face. J’ai appris à reconnaître ce geste et recule d’instinct quand je le vois faire cette mimique).

Mais bien sûr. Des sauvageons. A cinq cent lieux du Mur… C’est ce qu’il fit remarquer au garde en des termes où affleurait une rage difficilement contenue face à la conjuration d’imbéciles qui se dressait devant lui.

Ser Gannon me suggéra fortement d’aller voir ce dont il retournait, ce que je m’empressais de faire. Les gardes pour leur part, refusèrent de m’accompagner, préférant risquer la hache du bourreau plutôt que de s’approcher d’une maison sur laquelle se trouvaient peints les symboles des Anciens Dieux.

Je quittais la ville par la route du Roi et un quart de lieu plus loin, bifurquait à gauche sur une petite sente zigzaguant dans les bois. J’arrêtais mon cheval 100 pas avant la ferme en question, et commençait ma reconnaissance.

Ma sœur Roween m’a appris à reconnaître ce qu’elle nomme de manière très imagée « l’oiseau de la baise ». Un corbeau unijambiste avec une aile plus petite que l’autre, borgne, qui pousse des cris rauques en tournant en cercle, tout en déféquant au-dessus de votre tête. Si on voit cette très personnelle vision, alors c’est que ce que l’on croit facile risque de conduire au désastre.

Mais cette fois-ci je n’y ai pas fait attention. J’aurai dû.

Il y avait un énorme molosse qui patrouillait autour de la ferme humant l’air, le col hérissé de pointes métalliques. Un chien de guerre.

Tout était noir, vide et froid, excepté l’écurie.

J’esquivais le chien, m’introduisit dans l’écurie sans me faire repérer, sans faire hennir les chevaux, grimpait sur l’étage haut, rampait jusqu’à la petite soupente derrière et observait. Deux hommes, deux chevaux, en train de se relayer et de monter la garde. Pas d’épée valyrienne.

Ils n’avaient pas plus la tête de barbares du nord que moi. Et je gageais qu’il n’y avait pas plus, dans les inscriptions cabalistiques peintes sur la maison, d’invocations aux anciens Dieux que de beurre en branche.
En attendant, il y avait des traces nombreuses de chevaux dans l’écurie, traces que j’avais remarquées en venant, et qui s’éloignaient en direction de la ville.

Tout cela fleurait bon la base arrière pour mercenaires aussi impitoyables que bien organisés. Et qu’aurait pût faire ce type d’hommes à Moat Cailin ?

Je rentrai à bride abattue et rapportais toutes ces informations à Ser Gannon et au Mestre.

Il était presque 3 heures du matin.

Et ce furent nous, le Mestre, Javor, Ser Gannon, le Capitaine de la garde et moi-même, qui partîmes à l’assaut de la position des deux hommes afin de les capturer et de les interroger. Les gardes ne voulaient absolument pas s’approcher de la maison en question et ce malgré les promesses et les objurgations de leur supérieur. Mestre Rogh, dans un discours plein de fougue et d’emportement, les exhorta, leur disant que c’était là pour eux le moyen de réparer, au moins partiellement, leur faute, énorme, inexpugnable.

Mais non. Ils étaient massés l’un contre l’autre, bêlant de peur, l’avicule qui leur tenait collectivement lieu de cervelle paralysé par la trouille.

Mestre Rogh se frotta plusieurs fois, et longuement, le visage.

Finalement, faute de pouvoir appeler des renforts, pour ne pas divulguer ce qui s’était passé, nous y allâmes seul. Il était alors presque 5 heures du matin et nous souhaitions profiter des derniers voiles de la nuit pour tendre notre embuscade, de peur que les bandits ne disparaissent le lendemain matin avec leur butin : Il était certain qu’ils n’allaient pas trainer à Moat Cailin…

Nous mîmes pied à terre à une cinquantaine de pas de la bâtisse. Mestre Rogh garda les chevaux, Javor, le Capitaine et Ser Gannon s’approchèrent, tandis que moi, je contournais le bâtiment en faisant un large cercle pour prendre à revers les hommes.

Je n’ai pas pu assister au combat, tout occupé que j’étais à ramper vers le bâtiment sous le couvert des hautes herbes aussi ne sais-je que ce que m’en a raconté Ser Gannon. Je n’avais, à cause du chien, pas pu explorer le corps de ferme. Si je l’avais fait, j’aurai sans doute trouvé des monceaux de cadavres… et deux autres molosses.

« L’oiseau de la baise », vous dis-je.

Les chiens attaquèrent notre troupe. Heureusement, Ser Gannon les pourfendit de son épée, sauvant la vie de Javor, attaqués par ces créatures aussi grosses que des veaux. Le Capitaine de son côté, fut atteint par plusieurs flèches tirées par un des deux mercenaires qui s’était embusqué à la porte de l’écurie

Moi-même, grimpé sur la mezzanine où était stocké le fourrage, je vis un des deux hommes grimper sur son cheval, tandis que l’autre larron décochait flèches sur flèches. Je devais arrêter la fuite du premier homme.

Je me laissais tomber sur lui de tout mon poids.
Je vis 36 chandelles.
Quand je repris conscience, c’était en attendant l’appel de Javor.

J’étais allongé dans la paille de l’écurie, avec un mal de tête épouvantable. Un des chevaux, effrayés par mon intervention avait pris la fuite, et le mercenaire sur lequel j’avais sauté m’avait balayé d’un revers de main ; J’étais tombé tête la première sur le sol, et je dois uniquement au fait que celui-ci soit recouvert de foin de ne pas y avoir répandu le contenu de mon crâne.

Finalement, Javor avait coupé les jarrets du cheval du mercenaire qui prenait la fuite, lui fonçant dessus, et l’homme s’était écrasé par terre, blessé mais conscient. Le second homme, l’archer, avait réussi à prendre la fuite dans la confusion, gagnant les bois puis les marais.

Javor entreprit d’interroger l’homme, tandis que le Mestre soignait les blessés.

Par Eorn, ma sœur était plus rude quand elle me frappait.

Mon père aime à énucléer les gens avec une petite cuillère rouillée chauffée à blanc ; Il adore entendre le « pop » du globe oculaire qui éclate quand les humeurs qu’il contient se mettent à bouillir. Ou, s’il est d’humeur plus rude, pratiquer la Croix Des Anciens : Il attache nue sa victime sur une croix en forme de « X », avec un axe central pivotant, le tout relié à deux contrepoids de trébuchet. Il libère ensuite les contrepoids. Les bras de la croix font un tour complet, arrachant les deux bras et les deux jambes de sa victime, propulsant le torse en l’air à une hauteur prodigieuse, dans une traînée de sang et de tripes.
Un homme charmant, que j’espère fortement ne pas revoir de sitôt, si possible jamais.

Pour ma part je déteste faire souffrir les gens ou les animaux et préfère, si j’y suis obligé, agir avec humanité. J’ai donc simplement brisé un à un les doigts de l’homme, comme des fagots secs, jusqu’à ce qu’il hurle tout ce qu’il savait. Une méthode cent fois éprouvée.

Javor, le Mestre et Ser Gannon m’ont regardé d’un air bizarre. Je ne comprends pas : Je suis pourtant à peu près certain d’avoir agi avec tact et modération.
Mmmmm… Il va falloir que je travaille d’urgence ce point.

L’homme nous apprit tout : Ils avaient été recrutés et payés par un certain « Pinson » qui avait exécuté le vol de l’épée de Ser Jorah ; « Pinson » était parti avec huit de ses hommes la veille pour exécuter l’opération. Il était toujours en ville avec ses complices. Le mercenaire capturé et son complice devaient attendre le petit jour et les rejoindre dans un point déterminé des marais, là où précisément l’homme en fuite était parti.

Il fallait donc se presser. Nous avons regagné la ville, emmenant l’homme en captivité (j’ai senti que lui trancher la gorge, ce qui me semblait une réaction normale, aurait été mal perçu) et après avoir informé les gardes de la situation, ceux-ci, soudainement requinqués, acceptèrent de nous accompagner au point de rendez-vous fixé entre « Pinson » et ses hommes.

L’aube se lève et nous nous pressons à cheval dans la vase et la boue.

J’ai peur que, si nous récupérons l’épée, les gardes, Capitaine en tête, nous fassent disparaître corps et bien dans les marais afin de garder le secret sur ce qui est arrivé. Je ne sens en eux que lâcheté et veulerie. Ce soupçon est renforcé par le fait qu’ils se montrent très évasifs sur une éventuelle récompense, évoquée par Mestre Rogh, récompense que nous mériterions pourtant amplement.

En tout cas c’est ce que je ferai. Ou j’aurai fait.

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

J’élève une prière muette à Géryane.

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Re: CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

Message par FredPixel le Lun 8 Fév - 19:49

GRAND CERF , Groupe  1, épisode 3
(Karl , Geriane , Brandon, Dealgan , Albran)

Nous poursuivons l’enquête, ne sachant pas trop si nous devons dévoiler nos trouvailles à Lady AYLETH ou à Lord DAVEN.
De mon coté, j’essaye de faire parler le mestre et madame BOURBE, sans grand succès. Je peux difficilement m’éloigner de la demeure, sans éveiller les soupçons.
KARL décide d’aller s’entretenir avec le mestre de la maison à propos du poison susceptible d’être contenu dans les fioles. Il passera un moment dans le cabinet du mestre et en ressortira traité efficacement d’un mal …incongru. Je tairai pour préserver la pudeur de mon cher frère, ce mal qui l’accablait.
J’essayerai à mon tour, non pas de soigner quelques lassitude féminines, mais simplement de tirer quelques vers du nez du mestre ! ou plutôt devrais je dire quelques verres, là-dessus il n’était pas avare. Je ne recueillerai malheureusement que très peu d’information, et une bonne migraine qui me taraudera la nuit suivante car le vin de GRAND CERF est fort bon. Heureusement, Mère ne le saura pas.
Nous finirons quand même par apprendre que le sceau est celui de la maison MARTSEN.
Nous hésitons, devons nous en parler ? Et à qui ? Lord DAVEN, Lady AYLETH ?
Nous décidons d’en parler à Lady AYLETH qui, derechef, s’en remet à son époux. Un conseil de famille est réuni. Lady AYLETH confirme que le sceau est celui de la maison MARSTEN mais que la lettre présente quelques détails laissant à penser qu’il s’agit peut être d’un faux.
FENDREL, apprenant la chose, rentre dans une rage terrible et veut illico aller attaquer la maison MARSTEN. Son frère le contient, pour combien de temps ?
Nous décidons alors d’attraper BROM, le scélérat chargé d’occire Lord DAVEN et de le faire parler. Il nous révélera avoir été contacté par un homme portant une cicatrice qui lui a demande de tuer Lord DAVEN, et de laisser la lettre.
Nous apprenons petit à petit, la composition de la maison MARSTEN : Lady ISOBEL, qui gère le domaine, est veuve. Elle a eu  3 fils tous décédés, l’ainé et le second lors de la guerre contre l’usurpateur, le plus jeune en même temps que son père d’une terrible maladie dont nous ne connaissons le détail. Il ya également un intendant Gareth STONE, et GWYNETH la nièce du mari d’ISOBEL, Ser Marcus ELRIDGE, chevalier et homme lige de la maison MARSTEN .CORLINE  la fille d’ISOBEL est élevée par la septa HELOISE.
Le mestre nous dira avoir vu l’homme à la cicatrice chez les MARSTEN chez lesquels il se rend régulièrement.
BROM est mis aux fers .Les BARTHELD nous demandent officiellement de poursuivre nos recherches  et nous décidons donc de nous rendre « en visite » de courtoisie chez les MARSTEN.

GRAND CERF , Groupe  1, épisode 4
(Karl , Geriane , Brandon, Dealgan , Albran)

Nous partons donc avec l’accord de la famille BARTHELD, enquêter chez les MARSTEN. J’apprécie de découvrir les domaines qui entourent le notre et les relations entre toutes ces familles mineurs m’intriguent et me passionnent.
Mais je crains de faire un faux pas qui pourrait nuire aux KILKENNY. Père ne me  le pardonnerait pas et serait capable de me faire épouser je ne sais qui pour se débarrasser de moi.
Nous voilà en route pour PONT CHEVREUIL, à LANDOUYER. La maison MARSTEN est fortifiée, imposante et sinistre. Peu d’hommes pour la défendre, mais cela est semble t il suffisant.
Le domaine possède un port de pêche florissant sans commune mesure avec celui des BARTHELD. Nous sommes accueillis avec circonspection et étonnement.
Nous rencontrons au repas du soir tous les membres de la maison et le conseiller d’ISOBEL MARSTEN, ORMAND, triste sire qui ne parle pas. Nous tentons de parler avec la septa, d’aborder le sujet de notre septuaire mais elle semble débordée de travail.
A la question d’ISOBEL, KARL répond que nous  envisageons de rester plusieurs jours.
Je décide donc de commencer nos investigations, et de faire plus ample connaissance avec GWYNETH, c’est une fort jolie femme et la seule que je puisse aborder sans attirer l’attention et rester fidèle à mon rang. Durant une brève promenade vers le village, nous parlons chiffons, elle me donne le nom de son tailleur de Port real, il lui fait des robes superbes. Bien que je ne sois pas très portée sur les tenues, j’en apprécie néanmoins la qualité et me remémore le travail que j’ai en train à FLEUVE LEPINE ….mes pensées s’égarent un instant bien loin de LANDOUYER …vers MOAT CAILIN sans doute.
Bref, je garde précieusement les coordonnées du tailleur. Cela sera surement utile à notre Mère
Toujours est-il que la maison MARSTEN ne semble pas avoir de problèmes d’argent.
Malheureusement durant notre conversation, je manque de tact en évoquant le père et la famille de GWYNETH, elle se referme comme une huitre, le sujet la fâche ou l’attriste. La promenade se finira, sans que j’aie pu m’attirer la sympathie de la demoiselle et n'ayant appris simplement que son père était le frère du mari d’ISOBEL. Maigre butin !
Pendant ce temps mes compagnons et mon frère apprendront que le conseiller ORMAND a été embauché suite au départ précipité et  en colère de l’ancien mestre il ya  5 ans. Par la suite, le conseiller ORMAND aurait embauché VADRUN, l’homme à la cicatrice il ya environ  6 mois.
Cet homme semble cacher bien des choses. J'essayerai plus tard de discuter avec CORLINE la jeune fille de lady ISOBEL, BRANDON fera de nombreuses ablutions dans le puits et combattra avec Ser MARCUS.
ALBRAN quant à lui pourra suivre le fameux VADRUN jusqu’à l’auberge du village, l’homme semble attendre, peut-être des nouvelles de BROM ? bien que celui-ci nous ait dit avoir rendez vous avec son commanditaire à HALLBOURG.
Encore bien des choses à éclaircir, je m’endors ce soir encore l’esprit bien loin d’ici , FLEUVE LEPINE , OTON et ANTON , Mère et Père me manquent.
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Re: CAMPAGNE DU TRONE DE FER 2015/2016

Message par FredPixel le Lun 8 Fév - 20:37

MOAT CAILIN , Groupe 2 , épisode 4 ,5 et 6
(Le mestre ,Javor ,Ser Gannon, Merry, Zenko et (le ^perso de sandrine Wink) )

Je fus tellement écœuré par nos pérégrinations dans le marais, où le ridicule le disputait au nauséabond, que pendant plusieurs jours, j’ai été proprement incapable de rédiger la moindre ligne. J’ai prié Eorn durant mes érections nocturnes, alors que la présence de ma bien-aimée subjuguait mon corps et mon esprit, et je crois qu’Il a conçu une certaine jalousie qu’un de Ses ouailles puisse partager la dévotion qui Lui est dû avec des rêves dans lesquels les doigts doux et parfaits de Gériane exploraient chaque recoin de mon corps.

Il a répondu à ma supplique de gloire et de richesse, bien sûr, Il répond toujours aux vrais croyants, mais de la manière la plus cruelle qui soit, en éloignant l’élément étranger qui s’était glissé dans ma prière.

Alors que Moat Cailin me semblait déjà terriblement loin d’Elle, voilà que nous quittons maintenant Blanc-Port en direction de l’île aux Ours puis, possiblement, de Winterfell. Chaque pas nous rapproche d’une Gloire putative et d’une mort nettement plus potentielle et m’éloigne de mon cœur, resté à Rose-Manoir. En ce premier jour de septembre, à la lisière du Nord, les frimas mordants que je commence à ressentir en regardant la jetée de Blanc-Port et les navires en provenance d’Essos aux voiles chamarrées me rappellent que l’hiver arrive et que nous sommes partis depuis déjà le cœur de l’été.

Les vendanges doivent se faire à Fleuve L’épine et j’espère qu’une autre saison ne s’écoulera pas avant que je ne revoie Son visage, Son sourire, ma joie.

Si je reprends le fil de mes pensées depuis qu’elles furent interrompues en bordure de la route du Roi alors que nous apprêtions à entrer dans le marais à la poursuite des acolytes du Pinson, le voleur de l’épée de Ser Jorah, il n’y a strictement rien à dire : "Veni, vedi, amissi", comme on l’exprime en Valyrien : Je suis venu, j’ai vu, j’ai perdu. Notre mission de récupération de l’épée n’a rien donnée, nous avons failli tous nous faire tuer dans une embuscade, faute à mon inattention et à un zest de couardise, Javor est tombé malade, j’ai passé quatre jours épouvantables dans le marais, portant l’espadon de Ser Ganon, suppliant mes muscles tétanisés de se lever de la gangue de glaise dont la puissance d’absorption me rappelait les lèvres de Louise, en moins agréables toutefois.

Ah, oui…

Louise.

16 ans. Une beauté à faire damner un Septon et bander un Mestre. Elle m’a permis de passer les 17 secondes les plus merveilleuses de ma vie et m’a quand même coûté 20 cerfs d’argent au bordel le plus renommé de Moat Cailin.

C’est cher la seconde, mais perdre son pucelage avec une professionnelle et dans des circonstances convenables n’a pas de prix. Après tout, s’il y a de multiples occasions d’être un lâche, on ne devient un homme qu’une fois.

L’espadon de Ser Ganon était ma croix, ma Némésis, mon joug, mais je l’ai porté pendant tout le temps où nous traversâmes cet enfer puant pour aller, dans le désordre et sans nécessairement que cela reflète une quelconque hiérarchie dans l’insignifiance, récolter une plante dont j’ai perdu le nom pour sauver Javor de la Fièvre des Marais qui le rongeait, tuer des lézards-lions, arbitrer une querelle entre deux villages de pue-la-bouse et récupérer un tailleur d’ardoise.

Y a-t-il des choses de quelque importance qui se sont produites durant ce néant de jours à faire du rien ? Des éclairs d’intérêts ont traversé avec fulgurance ce gouffre de platitudes et d’ennui : Ser Goer m’a sauvé la vie à deux reprises, Ser Ganon, ma Muraille, a commencé mon entrainement d’écuyer et nous avons récupéré une nouvelle recrue pour notre pittoresque petite bande, Zenko, un habitant du marais qui nous a guidé dans les palétuviers et dont je devine derrière le regard matois de paysan mal dégrossi et les mains puissantes et calleuses de pue-la-boue, la lucide et impitoyable âpreté de l’homme qui saisit l’opportunité d’échapper à une vie de misère et de privations en s’agrégeant à notre troupe. « Troupe », parce que si l’on continue comme cela, à ce rythme nous ne serons plus une honorable délégation de Kilkenny, mais une foire de cirque.

Je l’aime bien.

Il y a un peu de lui en moi.

Je me suis certes endormi durant mon tour de garde au cours de la première nuit dans le marais, ce qui a beaucoup fait glosé mes camarades, qui n’ont par ailleurs rien d’autre à me reprocher que, verbatim Mestre Rogh, « avoir dérobé la décence et la morale de Ser Ganon ». A l’écouter, j’ai transformé ce dernier en ma marionnette pour, une fois subverti, lui faire commettre des actes atroces en mes lieux et places et l’avoir obligé à me donner un statut que je ne mérite pas par quelques noirs et odieux chantages.

Que de foutaises crachées par cette vipère eunuque sur l’innocence bafouée.

Ce gros salopard a par ailleurs autant souffert que moi, sinon plus, dans le marais, ce qui m’a réjoui sans commune mesure car chaque fois qu’il reprenait son souffle, couvert de boue, suant et trébuchant, s’était pour s’étonner à haute voix que je n’ai pas été fouetté pour m’être endormi durant ma garde.

Je l’aurai bien mérité, mais comme Ser Ganon est Bon et Miséricordieux, autant qu’il est Puissant !

Bref, lecteur, si un jour tu tombes sur ces pages que j’écris et jette au fur et à mesure au fil de l’eau, tu te demanderas sans doute pourquoi et comment nous sommes à Blanc-Port. Pour faire simple, comme David Vincent, le métayer de mon Père, l’expliqua à ce dernier avant qu’il ne le fasse équarrir vivant, tout commença une nuit alors qu’épuisés nous cherchions un raccourci que jamais nous ne trouvâmes.

Nous sommes finalement revenus brisés de nos aventures dans le marais, couvert de sanie et de honte, la gloire s’en étant à jamais allée loin de nous, et ce le lendemain du dernier jour de la Grande Foire. Nous nous apprêtions à quitter Moat Cailin pour rentrer à Fleuve L’épine quand les membres du Conseil de la Ville demandèrent au Mestre et à Ser Ganon de participer à une réunion extraordinaire avec eux.

Apparemment, la cité avait emprunté aux Frey 10.000 dragons d’or, qu’elle avait remis en gage à Ser Jorah au moment où Mormont leur avait baillé l’épée. Las, l’épée perdue, le conseil avait dû se résoudre à laisser Ser Jorah repartir pour l’île aux ours avec la somme. Et Théo Frey, héritier de Walter Frey, avait judicieusement choisi son moment, la clôture de la foire, pour exiger le remboursement. Il faut dire qu’il appuyait son exigence par 50 hommes déterminés et lourdement armés.

Moat Cailin, incapable de faire face à l’échéance, était prise à la gorge. Les Frey réclamaient 6 places au conseil de la ville, qui en comptait 10, et l’éviction d’autant de notables se traduirait évidemment par une annexion en bonne et due forme de la cité à la bannière des Fers-Nés.

Les 50 hommes pouvaient à la rigueur se justifier par la volonté de protéger les 10.000 dragons d’or sur le trajet retour entre les Iles de Fer et Moat Cailin. Mais comment justifier dès lors l’arrivée avec les Frey d’un Mestre et d’un Septon, deux personnages clés d’une ville ? Ils avaient manifestement prévus d’avance cette situation.

Un soupçon commençait à naitre aux tréfonds de nos âmes.

Finalement, le Conseil, Le Mestre et Ser Ganon négocièrent un compromis avec les Frey. En échange de deux mois de délai et d’un intérêt très substantiellement plus élevé, ils acceptaient de ne pas prendre immédiatement le contrôle de la ville.

Les marchands de Moat Cailin requirent alors à nouveau l’aide de la maison Kilkenny pour contribuer à ce sortir du bourbier où leur soif de lucre les avait jeté : il semble que nous soyons devenus les hommes de main habituels de la roture enrichie qui contrôle cette cité.

Alors que le Mestre s’apprêtait à refuser de nous impliquer dans leur sordides opérations de cavalerie, avec moult excuses fleuries, toutes aussi lacrymales que fantaisistes, les échevins dégainèrent le carreau d’arbalète qui me perça le cœur et envoya mon âme dans les ténèbres d’un enfer loin d’Elle, loin de Son sourire, de Sa joie, de ma vie.

Loin de Gériane.

Combien de temps s’écoulera-t-il encore avant que je puisse me tenir là où elle est passée, lapant avidement l’air plus que je le hume, espérant inspirer une bouffée du souffle qu’elle a expiré comme si elle avait déposé dans les cieux un baiser à mon attention, attendant que je le trouve ?

La maison Kilkenny ayant besoin autant d’alliés que d’argent (tu m’étonnes : quand on paye 150 cerfs d’argent mensuel une chef de la garde dont l’activité principale consiste à éponger tous les vits des grandes maisons, il y a intérêt à ce que l’argent coule à flots), Lord Edward nous ordonna de répondre aux sollicitations de Moat Cailin, moyennant finances évidemment.

Je suis révolté par le pathétique de la situation, qui ne semble même pas avoir été perçu par mes compagnons (Le cas de Ser Ganon est subtilement différent : J’ai vu ses yeux s’emplir d’une joie immense et est distinctement entendu une voix hurler au milieu du vaste champ de bataille qui lui tient lieu de tête : « Une quête ! UNE QUÊTE ! UNE QUÊÊÊÊÊÊÊÊÊTE ! Ouéééééééééééééééééééééé ! »).

Même des mercenaires sont mieux traités : A eux les risques, mais à eux l’argent. Des soldats vainqueurs ont un droit de pillage. Mais fi donc, point de cela ! La maison Kilkenny a inventé un nouveau concept, appeler à faire florès à mon humble avis : le rapatriement des profits, l’éloignement des pertes qui se traduit par l’injonction « vous bossez, on encaisse ».

Moat Cailin a décidé d’emprunter aux marchands de Blanc-Port de quoi rembourser céans les Frey, espérant des conditions de prêt nettement plus avantageuses. Les membres du conseil donnèrent une lettre de recommandation au Mestre auprès des quatre plus riches usuriers de cette cité (les termes par lesquels je les désigne changent, mais l’idée reste la même), une bonne claque sur les fesses, une boursette de quelques pièces, et nous congédièrent d’un geste de la main aussi méprisant qu’irrévérencieux, le même que celui que l’on adresse aux serviteurs en charge de nettoyer la chaise percée, ceux qui doivent faire les choses aussi nécessaires que désagréables.

Nous partîmes sans Javor toujours convalescent, et après que Ser Goer eut donné au Septon la totalité des plantes que nous avions récolté au prix du sang et de la sueur dans le marais, sans même songé à en tirer un petit profit. J’aurai pu lui prendre, bien sûr, mais heureusement je ne suis pas un voleur. En outre, Ser Goer m’a sauvé deux fois la vie, et je désespère de pouvoir lui rendre un jour la pareille. Je suis en dette envers lui.

Oui. Il m’a sauvé la vie dans les marais. Pour faire rapide, car je n’aime pas m’attarder sur mes échecs, il a empêché un molosse de me déchirer la gorge, et bloquer une épée qui souhaitait pratiquer une incision dans mon dos afin que ma colonne vertébrale puisse elle aussi profiter de la lumière du jour. Les circonstances, lieux et dates de ces deux événements ne sont pas vraiment importants.

Ce fut un plaisant voyage de quatre jours, calme, le plus gastronomique de ma vie. Zenko, notre nouveau guide, préposé à l’intendance de notre caravane, avait acheté une charrette, des tentes, un nombre invraisemblable de barils d’huile (ah ça, on n’était pas dans le noir… Il y avait tellement de torches autour de notre caravane que l’on pouvait nous voir au milieu de la nuit jusqu’à Port-Réal !), et seize porcs.

Seize.

Le pauvret, à qui le Mestre avait remis un dragon d’or, son cervelet embrumé par la fièvre de posséder plus d’argent entre les mains que tous ses ancêtres réunis n’en avaient jamais eu au milieu de leurs cases de joncs malodorantes plantées dans la fange, avait cédé à une hystérique et frénétique compulsion. Une chance, nous aimons tous le bacon, le lard, le pied de cochon, la saucisse, le boudin, le saucisson, le jambon (fumé ou cuit) et les côtes braisées.

C’est donc avec 10 kilos de plus chacun et une légère aversion pour la salade de museau sur tranches de filet-mignon au petit déjeuner que nous arrivâmes à Blanc-Port.

Nous (enfin, le Mestre) choisîmes l’auberge de La Roue Dorée où nous posâmes nos bagages, nos porcs restants et le (très gros) reliquat de nos barils d’huiles. L’endroit était frais, propre et le parquet sur lequel je couchais, au pied du lit de Ma Muraille, sentait la cire et l’encaustique. Nulle bête n’y rampait, si bien que je passais une nuit très reposante, une nuit sans rêver de Gériane.

Le Mestre, accompagné de Ser Ganon, Zenko et Javor, s’occupa d’aller voir les marchands. Sans grand succès ma foi : à ce que j’ai compris, ils sont allés de refus courtois en vexations, de claquements de portes au nez en brimades sournoises. Il semble que le crédit de Moat Cailin soit très démonétisé depuis la perte de l’épée et que tous les marchands aient reçu, peu avant notre arrivée, une visite amicale des Frey leur conseillant, ô bien sûr, très amicalement, à titre gracieux, pas-de-ça-entre-nous-mon-bon-monsieur de ne pas répondre à notre proposition, vous-savez-mon-ami-comme-les-rues-sont-glissantes-en-saison-vous-reprendrez-bien-un-peu-de-thé-n’est-ce-pas ?

Pendant ce temps, j’allais à l’auberge de la Caverne de la Rose d’Or.

Si ce nom ne vous évoque rien c’est qu’il s’est passé un grand nombre de chose dans le marais dont vous n’aurez pas connaissance. Et c’est bien ainsi, ce qui s’est passé dans le marais devant rester dans le marais. Sachez juste que lorsque nous avons finalement rattrapé les hommes du Pinson, quelques un s’enfuirent, nombres furent occis, et leur chef capturé. Il avoua que ses hommes et lui devaient retrouver le Pinson à Blanc-Port un mois plus tard afin d’y toucher le reliquat de leur paie, à ladite auberge.

Je voulais donc voir à quoi ressemblait l’endroit. C’était un bouge quelconque sur un quai ordinaire fréquenté par des marins communs, animé uniquement le soir, le genre de lieux dont il existe des centaines, si ce n’est des milliers, de décalques dans tout Westeros. Je n’y appris rien, hormis que la bière y faisait mal à la tête et qu’y rester plus d’une heure suffisait à imprégner les vêtements d’une tenace odeur de vomi.

Je rentrais à l’auberge me décrasser. La tenancière à qui je demandais un bain me regarda d’un air torve quand je lui fis comprendre que je ne souhaitais pas qu’elle évoque devant Ser Ganon le fait que son écuyer était rentré crotté, et m’extorqua un cerf d’argent pour prix de son silence.

Si je n’avais pas été écuyer d’un Chevalier-oint, j’aurais buté cette salope sur place.

Je n’en fis rien, et alors que j’avais fini mes ablutions, je repartis à la recherche de mes compagnons. Je croisais finalement Ser Goer dans un état d’agitation extrême : En déambulant dans les rues de Blanc-Port, escortant le Mestre, il avait croisé… Ser Jorah.

Ser Jorah Mormont, que l’on nous avait décrit comme empreint d’une sainte colère, d’un immense courroux, abattu et brisé par la perte de son épée, en route, inconsolable, vers son domaine de l’île aux Ours, Ser Jorah était à Blanc-Port à l’opposé de ses pénates. A son côté était ceint une magnifique lame ressemblant furieusement à une certaine épée en acier Valyrien prétendument dérobée. Joyeux et primesautier, presque boute-en-train, il achetait babioles et colifichets tous plus onéreux les uns que les autres pour sa très jeune, très belle et très dispendieuses épouse.

D’un autre côté, quand on se retrouve avec 10.000 dragons en poche…

Avec la… franchise ? Inconscience ? Stupidité ? Le courage ? Je ne sais quel terme employer, tant je suis partagé entre l’admiration pour son héroïsme et l’envie de lui planter une dague entre les omoplates -non, dans le cœur, je dois toujours frapper mon adversaire de face m’a appris Ser Ganon- Ser Goer était allé voir Ser Jorah, l’avait apostrophé en pleine rue, pour lui demander, dans un dialogue plein de virilité et de ruralité, si « c’était bien sa putain d’épée qu’il avait au côté et ce qu’il foutait là » Je paraphrase sans doute, mais connaissant Ser Goer, à peine.

Il survécu, ce qui en dit long sur sa valeur.

L’ombre d’un tenace soupçon pesait maintenant sur Mormon.

Alors que je discutais avec lui et qu’il me narrait son aventure, je remarquais, tellement bien dissimulé que si je n’avais pas eu l’habitude de chasser les taupes du verger de mon père je ne l’aurai pas vu, un homme qui nous surveillait.

J’ordonnais à Ser Goer de me frapper, pour que l’inconnu crû que nous avions eu une altercation et que je ne sois plus suspect à ses yeux. Une fois que le chevalier m’eut mis une énorme gifle de sa main ganté de fer, je partis en chancelant, ma mâchoire tuméfiée et mes molaires brinquebalantes, puis contournais l’individu, me dissimulant également.

Je le suivi à son tour et il ne me remarqua pas, évidemment. Il se dirigea vers une demeure en ruine située dans les bas quartiers, aux fenêtres entièrement enclose de planches d’où n’émanait aucune lumière ; Il y entra et n’en ressortit pas. Je ne vis pas plus de lumière et las d’attendre pendant un couple d’heure, rentrais à l’auberge non sans faire un détour par l’hostellerie la plus luxueuse de la ville. Mon poing au feu, Jorah y vivait, menant grand train.

Le soir même nous avons décidé d’aller voir de quoi il en retournait. Nous partîmes, Ser Ganon, Zenko et moi, descendants jusque dans les bas quartiers ; A la faune inquiétante sous la lune gibbeuse, se mêlait le remugle puissant du port et l’odeur de la chair en putréfaction surnageant, gonflée par les gaz, ballotée par les eaux du port, jusqu’à ce qu’un rat plus audacieux que les autres aille mettre un coup d’incisives dans le ventre boursouflé du cadavre qui explose alors comme un fruit mûr.

Nous étions suivi par un gueux qui ne se cacha même pas et a tenté de nous intimider quand nous atteignîmes l’habitation, fermé à clef. Après l’avoir prestement renvoyé à sa mendicité et sa carrière de coupe-jarrets, nous entrâmes. Par chance, mon père m’avait montré comment ouvrir sans clef (que j’oubliais fréquemment) la porte de l’étable lorsque le vent faisait claquer celle-ci derrière moi, aussi savais-je comment, armé de ma seule dague, crocheter la porte.

Heureusement le Mestre n’était pas là : me voir faire cela aurait sans doute déclenché un nouvel accès de paranoïa furieuse dans lequel il se met à éructer intérieurement au sujet de ma supposé malignité, ma soi-disant personnalité dissimulatrice et mes prétendus secrets.

J’avoue être triste à son propos, fâché même. L’indignation m’étouffe. Ser Ganon, chevalier Oint et Champion des Kilkenny me fait confiance et m’a pris comme écuyer. Lord Kilkenny, son maître, ami du Roi Robert, Seigneur fieffé, héros de la Guerre, m’a sous sa protection. Et lui, un simple maître novice, tout juste sorti de la Citadelle, me bat froid ? Comment ose-t-il ? Comment ce gamin qui lançait des excréments au visage des autres dans les rues de Bravos (il me l’a avoué un soir de beuverie), ce castrat à la postérité à jamais interrompu, peut-il contester les sages décisions de ses supérieurs ? Il faudra que j’en entretienne Lord Kilkenny. Une telle outrecuidance ne peut rester impunie.

Bref nous entrâmes, explorons les deux pièces de la masure, trouvons le passage secret le plus mal dissimulé du monde (derrière une armoire branlante), donnant dans un petit tunnel sous la rue, et aboutissons à une autre demeure en ruine quelques centaines de pas plus loin, copie exacte de celle que nous venions de quitter. Voilà par où le coquin était ressorti loin de mes yeux. A part cela, il n’y avait dans ces deux demeures pas plus à voir qu’à trouver.

Nous partîmes prestement et regagnâmes La Roue Dorée où le Mestre venait de recevoir un message anonyme l’invitant le soir-même, à minuit au 2 rue de l’Assommoir.

A ce moment un scénario était déjà clairement dessiné dans nos têtes, et nous commencions à entr’apercevoir les possibilités qu’il nous offrait : Ser Jorah s’était mis d’accord avec ses voisins les Frey pour manigancer un pseudo vol de l’épée afin de toucher la prime d’assurance, ces derniers récupérant Moat Cailin en récompense de leur assistance. Si nous arrivions à prouver cela, Moat Cailin deviendrait notre allié. Un noble, chevalier de surcroît, coupable d’une telle félonie, tomberait sans coup férir (et ses terres retourneraient au roi, Ser Jorah n’ayant ni frères ni enfants et Lady Lynce Tremont, sa ravissante épouse, ne pouvant en hériter étant femme et non membre par le sang de la famille). Et assurément, « Ser Ganon de l’Ile aux Ours », cela claque autant que l’obtention d’un tel fief de la main du roi pour service rendu siérait à sa personnalité. Peut-être même pourrais-je décrocher la timbale dans l’histoire et devenir Ser Merriareth, au passage. Enfin, lord Eddard Stark, suzerain de Ser Jorah nous serait reconnaissant.

Et je serai un héros aux yeux de Gériane. Ses ongles laboureront mes flancs tandis que de longs spasmes de plaisirs la secoueront et que ses cheveux, trempés de la sueur de l’orgasme, chatouilleront mon torse, pendant qu’elle poussera des râles de contentement.

Bon, les Frey risque de prendre la maison Kilkenny en grippe, mais qu’ils viennent ! Avant qu’ils ne touchent à ma bien-aimée, j’aurai brûlé leur château jusqu’aux fondations, salés leur terre, tué les hommes et vendus leurs femme et leurs enfants comme esclaves.

Ou pas.

J’entends les vastes étendues désertes encloses entre les oreilles de Ser Ganon tintinnabulées de Gloire et d’Honneur. De tout cela, peu lui chaut, tout ce qui compte pour lui est de faire régner la Justice, en attrapant un méchant et en restaurant l’Ordre. Il ignore, avec une application qui force le respect, tout des implications géopolitiques de cette situation et des bénéfices qu’il peut en retirer, autant qu’il se moque, avec une désinvolture qui confine à la superbe, des risques pour sa vie.

J’aime ce garçon. Il est prodigieux.

Nous décidâmes de nous rendre au rendez-vous avec le maximum de précaution, craignant que l’on essaye de nous occire pour nous faire taire, mais faute de preuves tangibles pour confirmer nos soupçons, nous espérions que cette rencontre, quel que soit ce qui nous y était réservé, inclinerait notre jugement en voie de confirmation ou d’infirmation de nos doutes.

Le rendez-vous avait été soigneusement préparé. La rue de l’assommoir, jouxtant pourtant le port, était vide. La maison sise au 2 avait elle aussi été vidée de ses habitants et à l’intérieur nous attendaient cinq chaises en bois grossier et un pichet de vin, disposés d’une part d’une méchante table. D’autre part etait une chaise. Zenko s’était posté à l’entrée de la rue où aucun habitant du quartier ne semblait avoir le moindre désir de venir, et où nuls voisins de la masure où nous étions ne voulaient pas plus ouvrir ses fenêtres : la rue n’était, sur deux côtés, qu’un mur aveugle de volets solidement fermés, scellés par le suint de peur des occupants des bâtisses.

Pour ma part, je veillais sur la porte, dague en main.

C’est par le toit que Le Pinson arriva. J’avais pourtant fouillé la pièce constituant le haut de la baraque mais, ironie du sort, je n’avais même pas pensé au toit. Moi qui passe mon temps à me promener sur les faîtages pour observer, voilà que, tel le cordonnier le plus mal chaussé, j’avais failli.

Encore.

Je m’amollis. Une chance que cela n’ait pas déclenché un nouvel accès de paranoïa chez le Mestre qui aurait pu y voir là la preuve de ma complicité avec Le Pinson.

Bref, nous comprîmes rapidement que ce dernier était le caïd de la pègre local et que ses hommes nous suivaient depuis notre arrivée en ville, ainsi que ceux de Mormont.

Pinson confirma tous nos soupçons et ajouta qu’il livrait ainsi son histoire pour une raison simple : Ser Jorah l’avait doublé et refusait maintenant de lui payer le solde promis après le « vol » de l’épée, que le chevalier avait bien entendu récupérée. De plus, Ser Jorah avait fait faire, au vu et au su de tous, la copie de son arme, annonçant sa vente à la cantonade, arguant que la copie ainsi réalisée, même si elle était en métal vil, lui rappellerait ainsi sa chère lame Valyrienne.

Une histoire bien émouvante.

Nulle ne s’étonnera donc qu’il porte à ses côtés la « copie » de cette dernière…

Le Pinson nous planta là après son petit laïus.

Nous rentrâmes à l’auberge sans un mot et nous couchâmes, encore sonnés par ces révélations, après avoir pris (encore…) un bain, ce qui me permis de me baigner dans la crasse ointe de Ser Ganon. Jusqu’à présent, nous avions des indices, certes, mais tout cela n’était qu’une construction intellectuelle. Maintenant tout cela devenait réel.

Le Mestre a décidé de partir pour l’île aux Ours, demeure de Jorah. Pourquoi ? Qu’y faire ? Comment ? Autant de questions sans réponse.

Mais je me comporterai avec la dignité qu’il sied à l’écuyer d’un chevalier-oint, champion de la maison Kilkenny. Je parfairai mon entrainement. Je servirai et honorerai mon maître.

Pour l’Honneur et La Justice.

(Il est visible que l’écriture tremblait sur cette dernière ligne, signe du fou-rire aussi nerveux qu’incoercible qui secoue le scripteur).
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